La pratique des mouvements alternatifs dans le traitement des psychotraumatismes nécessite un accordage aux peurs relationnelles qui en découlent et leurs effets dans la rencontre soignante. Très loin des protocoles rigides, le modèle de soin développé depuis plus de 10 ans par Vera LIKAJ allie les mouvements alternatifs aux notions de réconfort et de chaleur humaine, dans une démarche respectueuse et sécure vers la remise en mouvement des sensations et émotions figées dans le corps par l’évènement traumatique. Au-delà d’une approche plurielle des mouvements alternatifs, issue des travaux sur l’EMDR en y associant l’hypnose, les thérapies brèves et sa sensibilité clinique, le modèle Mouvement-Alliance-Présence vous propose des chemins thérapeutiques réconciliant, sécurité et liberté pour le patient comme pour le soignant. Dès lors, on ne soigne pas que le trauma, on soigne le lien humain.
Le module est consacré à l’approfondissement des mouvements alternatifs en thérapie afin de remettre le patient en lien avec son corps dans ses relations aux évènements de vie, aux autres et à lui-même. L’outil, offre grâce au contexte relationnel sécure, l’opportunité pour le patient de progressivement se libérer de l’emprise corporelle qu’à l’évènement sur sa vie. Ainsi, il pourra modifier ses perceptions et choisir d’autres comportements associés à son identité préférée.
Nous partirons du constat fait par les praticiens en mouvements alternatifs confrontés au paradoxe lié au processus dissociatif. Ce n’est pas parce que le patient est présent et donne son accord verbal (quand il le donne) pour un travail collaboratif qu’il arrive à faire confiance à son thérapeute. En effet le patient ne pourra pas se remettre en lien avec ce qui lui arrive sans le sentiment d’être digne d’intérêt et la conviction que l’autre est digne de confiance. Il nous faut alors s’accorder dans l’ici et maintenant de la rencontre thérapeutique pour ensemble témoigner de l’inacceptable.
Ce troisième module, axé sur la relation offre un rappel des différents repères cliniques et des chemins thérapeutiques qui sous-tendent les indications et l’utilisation des mouvements alternatifs dans les soins de santé mentale. Il propose également d’ajuster nos interventions aux notions d’accordage et d’autonomie relationnelle afin d’offrir au patient les besoins relationnels bafoués dans le monde traumatique : réconfort, confiance, respect, protection. Ce n’est qu’en relation, soutenu par un lien sécure, que le patient pourra connaître et reconnaître d’autres relations sécures. Ainsi, à nouveau digne, il sera capable de se désengager des évènements traumatiques et restaurer une histoire alternative.

